Le secret de la soumission : quand Hachem frappe à la porte et demande l'aumône

Cours n° 15 | Cours 1 - Matin du dimanche, Parachat Nasso, 28 Iyar 5755 - à la Yéchiva (Suite du n° 14)
Hachem Se restreint vers nous seulement lorsque nous nous faisons petits. À travers la rencontre avec le pauvre qui frappe à la porte, et à travers les défis de la vie conjugale, l'homme apprend le but de sa vie : atteindre une humilité absolue et reconnaître qu'il est « poussière et cendre ». Ce n'est que par cette humilité que les portes du Ciel s'ouvrent et que l'on a le mérite de la révélation divine.
Lorsqu'un homme se fait petit dans le monde, Hachem aussi « Se fait petit » et Se restreint envers lui, pour ainsi dire, afin qu'il puisse contenir la lumière divine. Mais lorsqu'un homme pense qu'il est meilleur que les autres et s'enorgueillit, Hachem commence à lui montrer Son Infini. Dans une telle situation, le verset s'accomplit :
« Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent Te contenir, combien moins cette maison ».
La destruction du Temple signifie qu'Hachem est sorti de Ses vêtements et de Ses restrictions. Si nous en avions eu le mérite, nous aurions vu la révélation divine face à face à l'intérieur de la restriction. Mais dès que l'homme s'enorgueillit, Hachem déchire et annule le vêtement, selon le principe « Hachem règne, Il est revêtu de majesté ». Le Temple ne peut plus supporter la majesté et la grandeur du Créateur, et la maison est détruite.
Hachem se tient comme un pauvre à la porte
Si nous acceptons de nous restreindre, Hachem vient et nous supplie. Il vient avec soumission avec une petite demande :
« Et maintenant, Israël, que demande de toi Hachem ton Dieu ».
Hachem se tient comme un pauvre à la porte, Il frappe à la porte de chaque Juif et demande « l'aumône ». Quelle aumône demande-t-Il ? Un peu de soumission. Hachem dit : donnez-Moi une goutte de soumission, et Je vous rends déjà le Temple, Je vous rends la Terre d'Israël, J'apporte le rassemblement des exilés et le Machia'h fils de David. Hachem frappe chaque jour à la porte et ne demande qu'une goutte de soumission.
La rencontre avec un pauvre matériel qui frappe à la porte exige également de nous de la soumission. Un homme a travaillé dur pour son argent, au péril de sa vie, il n'a pas dormi ni le jour ni la nuit, et maintenant un pauvre arrive et il doit lui donner de son argent. Tout le but est que l'homme doit croire que ce pauvre est plus grand que lui.
Tout ce que je gagne et toute ma richesse – tout est par le mérite de ce pauvre qui frappe à ma porte. Ce pauvre humble et brisé, qui pleure vers Hachem, c'est lui qui élève les prières et ouvre les portes du Ciel. Le riche doit croire que toute son abondance n'arrive que par le mérite des pauvres malheureux qui ouvrent le Ciel par leur prière. À travers le pauvre, Hachem frappe pour ainsi dire à la porte de chacun et demande une goutte d'humilité.
Le secret du mariage : devenir poussière et cendre
C'est aussi tout le sujet de l'homme et de la femme. Dans la Parachat Sota, on donne à la femme à boire de l'eau avec de la poussière. Le « Sefat Emet » explique que toute l'essence de l'homme est la poussière. Hachem a vu que si l'homme était seul, il déciderait qu'il est tout-puissant. Il penserait : « Je suis le plus fort, le plus intelligent, il n'y a personne comme moi ». C'est pourquoi il est dit :
« Il n'est pas bon que l'homme soit seul ».
S'il reste seul, il dira : « Je suis unique dans les mondes inférieurs tout comme Hachem est unique dans les mondes supérieurs ». Que fait-on ? On lui donne une femme. La femme possède une intelligence supplémentaire. Nos Sages disent : « Itekh goutsa, gahine vetal'hiche lah » (Si ta femme est petite, penche-toi et murmure-lui). La femme crée des « désordres » dans les plans de l'homme, modifie ses perspectives et ses idées. Elle lui dit de faire les choses à sa manière, et pendant ce temps, par le renoncement et l'annulation de soi, il devient « poussière et cendre ».
D'un autre côté, le mari demande aussi des choses à sa femme, et elle aussi est tenue de renoncer et de devenir « poussière et cendre ». Dès qu'il y a deux personnes qui vivent ensemble, chacun rend l'autre poussière et cendre. C'est le processus de réparation.
Le but de la vie : la reconnaissance de notre néant
Le « Sefat Emet » dit : c'est toute l'essence de l'être humain. L'homme doit arriver à la reconnaissance qu'il est poussière et cendre. Pour cela, on donne à l'homme cent vingt ans à vivre dans ce monde. Pourquoi précisément cent vingt ans ? Afin qu'il apprenne au cours de sa vie qu'il ne vaut rien par lui-même.
Il voit que ce qu'il a fait s'est abîmé, ce qu'il a construit a été détruit, et tous ses plans ne se sont pas déroulés comme il l'espérait. Même chez les saints Patriarches nous avons vu cela : Avraham Avinou pensait qu'Ichmaël serait le juste et le pur, et a demandé : > « Puisse Ichmaël vivre devant Toi ». Yits'hak Avinou pensait qu'il bénirait Essav et apporterait ainsi la réparation du monde. Mais Hachem montre à l'homme encore et encore que ce n'est qu'à travers la brisure de l'orgueil et l'atteinte d'une humilité absolue, que la véritable volonté d'Hachem se révèle dans le monde.
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