"À chaque rencontre, il ne parlait que d'emounat 'hakhamim (foi dans les sages)" • Le Rav Chalom Arouch fait l'éloge funèbre du Rav Hanania

À l'entrée de la maison de notre maître le Rav, le Gaon et Tsadik Rav Eliezer Berland chlita, dans la rue HaHoma HaShlishit à Jérusalem, se tenait le lit funéraire. Les foules se pressaient dans un silence terrible. Et dans ce silence, celui qui connaissait Rabbi Avraham Hanania zt"l depuis de nombreuses années est monté à la tribune — le grand Rav Chalom Arouch chlita, l'un des plus grands diffuseurs de la Torah de Breslev de notre génération. L'éloge funèbre qu'il a prononcé était court, brisé et rempli de larmes — mais il était pur comme le noyau de la Torah du défunt lui-même, dépourvu d'ornements verbaux, à découvert comme l'âme qui s'est élevée vers les hauteurs à ce moment précis.
"À chaque rencontre, il ne parlait que d'emounat 'hakhamim (foi dans les sages)"
"Rabbi Avraham. J'entendais de lui tout le temps parler d'emounat 'hakhamim. À chaque fois que je le rencontrais, il disait, il me parlait d'emounat 'hakhamim. Emounat 'hakhamim."
Ce furent les premiers mots du Rav Chalom Arouch depuis la tribune. Pas de louanges exagérées, pas de liste des qualités du défunt, pas d'histoires de 'hassidim (pieux disciples). Seulement un témoignage simple et fort — de la bouche d'un érudit de la Torah qui connaissait le défunt depuis de nombreuses années : à chaque rencontre, à chaque occasion qui se présentait, Rabbi Avraham répétait uniquement ce mot : emounat 'hakhamim. C'était la colonne vertébrale de tout son service divin, le noyau de toutes ses paroles, la fondation sur laquelle se sont construites ses cinquante années à l'ombre de notre maître le Rav chlita.
"Ce sont les mots que j'ai entendus de lui. Et ainsi, nous apprendrons tous de lui que l'essentiel, c'est l'emounat 'hakhamim."

"Il parlait de notre Rav qu'il vive, qu'il prolonge ses jours et ses années"
Mais Rav Avraham ne parlait pas d'emounat 'hakhamim comme d'un concept abstrait. Il en parlait comme d'une loi vivante — et en son cœur, comme un point indissociable, il mentionnait encore et encore notre maître le Rav chlita. Et c'est ainsi qu'a raconté le Rav Chalom Arouch, d'une voix de plus en plus brisée :
"À chaque rencontre, il ne me parlait que de cela — d'emounat 'hakhamim. Il parlait de notre Rav qu'il vive, qu'il prolonge ses jours et ses années, Amen. Il parlait, il renforçait ce point que tout notre service divin dépend de l'emounat 'hakhamim."
Chaque jour de sa grave maladie — à chaque brève rencontre, dans chaque mot qu'il parvenait à faire sortir de ses cordes vocales malades — Rav Avraham s'investissait exclusivement dans une seule chose : approfondir dans le cœur de chaque élève l'attachement au Tsadik (juste) de la génération. Qu'il prolonge ses jours et ses années. Que nous ne le quittions pas. Que le lien ne s'affaiblisse pas. Que l'amour ne s'éteigne pas.
"Que ce que le Tsadik fait dans ce monde-ci, il continue de le faire dans le monde à venir"
Et à travers ses larmes brisées, le Rav Chalom Arouch a éclaté en une prière bouleversante — une prière dirigée vers le haut, vers le défunt lui-même dont l'âme s'élevait à cette heure-là vers les trésors célestes :
"Je demande à Rabbi Avraham, que la paix soit sur lui, que ce que le Tsadik fait dans ce monde-ci, il continue de le faire dans le monde à venir. Qu'il prie pour nous tous, pour tout le peuple d'Israël. Que nous méritions tous l'emounat 'hakhamim, et que la lumière de notre Rav qu'il vive — que nous méritions vraiment qu'elle continue."

"Qui va dans le désert pour faire hitbodedout (prière personnelle isolée) au petit matin ?"
Et puis le Rav Chalom Arouch a raconté une petite histoire, dans laquelle un seul mot a révélé l'essence même du service divin des élèves de Rabbi Na'hman — ce qui les sépare du reste du monde, ce qui fait que l'emounat 'hakhamim n'est pas pour eux une idée, mais une action quotidienne :
"Comment quelqu'un m'a-t-il dit ? J'ai dit : regarde, qui va dans le désert pour faire hitbodedout au petit matin ? Regarde — seulement les élèves de notre Rav. Cela te dit tout. Le service divin du Rav. Le Tikoun 'Hatsot (prière de minuit). Le service de Dieu."
Aux heures où tout le peuple d'Israël dort — là, aux marges de la nuit, se tiennent les élèves de notre maître le Rav chlita. Ils sortent dans le désert. Ils font hitbodedout. Ils disent le Tikoun 'Hatsot. Ils épanchent leur cœur à leur Père qui est aux cieux. C'est le service divin du Rav. C'est ce que nous a enseigné Rav Avraham tout au long de cinquante années. Et c'est — comme l'a souligné le Rav Chalom Arouch — ce que nous devons continuer.

"Et que le Machia'h vienne bientôt, Amen."
Et avant que le Rav Arouch ne descende de l'estrade — avec des mots qui tenaient à la fois de l'éloge funèbre, du testament et de la prière — il a rassemblé toute la douleur du public dans une seule requête :
"Nous lui demandons de prier, pour que nous ayons vraiment le mérite, que tout le peuple d'Israël ait une emounat 'hakhamim (foi dans les sages) parfaite, et que le Machia'h vienne bientôt, Amen."
R' Avraham 'Hanania zt"l — un tsadik nistar (juste caché) dont la loyauté envers son Rav était absolue ; un homme qui, à chaque rencontre, dans chaque mot, ne mentionnait qu'une seule chose : l'emounat 'hakhamim, et la lumière de notre maître le Rav chlita. Que ce soit la volonté divine que son mérite nous protège, que nous méritions véritablement une emounat 'hakhamim parfaite, que l'Éternel prolonge les jours et les années de notre maître le Rav chlita, et que nous méritions tous la révélation du Roi Machia'h rapidement de nos jours, Amen et Amen.
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