Vidéo : Rav Berland chlita à Motzaei Chvi'i chel Pessah 5786 — Le secret du voyage du Baal Chem Tov en Terre Sainte

Aux heures du crépuscule du septième jour de Pessa'h, alors que la fête s'apprête à nous quitter, les portes s'ouvrent sur une histoire toute d'émouna (foi), de don de soi et d'annulation de soi. Dans la sainte communauté de Breslev Shouvu Banim, la coutume du "Festin du Baal Chem Tov" s'est transformée en un moment d'élévation, où notre maître, le Gaon et Tsadik Rav Eliezer Berland chlita, fait revivre avec sa langue sainte et perçante le voyage bouleversant du père de la 'Hassidout vers la Terre Sainte. Ce voyage dont le but révèle à quel point l'enseignement de la sainte lumière, Rabbi Na'hman de Breslev, est essentiel pour la Rédemption finale.
Renoncer à tout : Servir Hachem "sans monde futur"
Au centre de l'article se trouve le point bouleversant raconté par notre maître le Rav chlita : le moment où le Baal Chem Tov découvre que pour apporter la délivrance à un couple sans enfants, il doit renoncer à toute sa récompense du monde futur. Avec son langage unique, le Rav Berland a décrit l'immense joie qui a inondé le Baal Chem Tov à cet instant – il peut enfin servir Hachem dans une pureté absolue, sans aucune arrière-pensée ni espoir de récompense.
"S'il en est ainsi, je servirai Hachem béni soit-Il sans monde futur !" s'est écrié le Baal Chem Tov, et à ce moment précis, comme l'a souligné le Rav, toutes les accusations célestes ont été annulées.
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"Seul" – Le miracle qui s'est produit sous leurs yeux
Alors que le Baal Chem Tov dirigeait le Séder dans une cave sombre d'Istanbul, répétant sans cesse les mots "À Celui qui seul fait de grandes merveilles", un décret d'extermination fut prononcé contre les Juifs de la ville. Les dirigeants de la communauté, passant près de sa chambre, s'étonnèrent de sa ferveur et de son enthousiasme alors qu'une épée était posée sur leur cou.
Notre maître le Rav Berland chlita a mis en évidence dans son récit la sainte ironie : c'est précisément le "Seul" du Baal Chem Tov – la foi que seul Hachem agit dans la réalité – qui a poussé la mère du Sultan à agir et a annulé le décret de manière miraculeuse, sans que personne ne sache qui tirait véritablement les ficelles en coulisses.
La tempête en mer et le retour aux sources
Le voyage ne s'est pas terminé à Istanbul. Le Rav chlita a décrit de manière dramatique la tempête en mer, le jet des saints manuscrits dans les profondeurs (avec la promesse qu'un petit-fils naîtrait – Rabbi Na'hman – qui écrirait des livres encore plus sublimes), et le moment culminant sur l'île déserte :
L'annulation absolue : Le Baal Chem Tov perd toutes ses perceptions spirituelles et se retrouve face à des assassins, ne se souvenant que des lettres de l'"Aleph-Bet".
Le salut par la simplicité : À travers les lettres simples criées par son serviteur, R' Hirch, l'illumination est revenue et la délivrance est arrivée.
Le chant qui ne s'est jamais arrêté
L'apogée de ce rassemblement dans le Beit HaMidrach ne résidait pas seulement dans l'histoire, mais dans ce qui s'est passé autour. Le récit, qui a commencé avant la prière d'Arvit à l'issue de la fête et s'est poursuivi après, a été accompagné et scellé par un chant puissant qui a fait trembler les murs.
Le saint public, dirigé par le Rav, a entonné le célèbre chant sur les mots "À Celui qui seul fait de grandes merveilles, car Sa bonté est éternelle". Le chant, si profondément identifié à la sainte cour de "Shouvu Banim", s'est transformé en une déclaration de foi vivante : même quand on ne voit pas, même quand la mer est agitée – Hachem fait des merveilles, seul.
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