Le secret du Vidouy Devarim : La seule façon d'échapper à une chute spirituelle

Cours n° 340 | *Lundi, Parachat Behar-Be'houkotaï, 18 Iyar, Lag BaOmer 5762, cours après l'allumage à la Yéchiva.*
Un article poignant du Rav Eliezer Berland chlita
L'affrontement avec les pensées interdites après le mariage peut être encore plus difficile qu'avant le mariage. Pour y échapper, l'homme doit véritablement pleurer, verser des océans de larmes. La voie la plus juste et la plus sûre est de s'approcher d'un Talmid 'Hakham (érudit en Torah), qui peut guider la personne sur le droit chemin, exactement selon la racine de son âme.
Le danger de l'extériorité et des illusions
Le plus grand fondement dans le service de Hachem est le Vidouy Devarim (la confession verbale). Si un homme ne confesse pas ses fautes devant un Talmid 'Hakham, il risque de perdre complètement son chemin. Il y a ceux qui ne connaissent pas les fondements écrits dans le "Likoutey Moharan", et pensent que l'essentiel est l'extériorité – s'asseoir sur une natte, boire de l'arak et faire de la viande "au barbecue".
Mais c'est une erreur amère qui éloigne l'homme de la vérité. Si un homme ne fait pas le Vidouy Devarim sur chaque chose, il risque d'atteindre une profonde bassesse spirituelle, et qui sait jusqu'où il dégringolera. En fin de compte, sans travail intérieur, les gens risquent de transformer la Torah en une extériorité totale, et même de se couronner eux-mêmes Admourim (maîtres hassidiques) dans de vaines illusions.
La croisée des chemins de l'homme
Le Vidouy Devarim est la croisée des chemins de l'homme. Rabbi Na'hman de Breslev nous enseigne que si l'on ne fait pas le Vidouy Devarim, rien d'autre n'aidera. Même si un homme donne la tsedaka au tsaddik, et même s'il voyage pour voir le tsaddik à Ouman ou se rend sur le tombeau de Rabbi Chimon bar Yo'haï (Rachbi) à Méron – sans un Vidouy Devarim du fond du cœur, cela ne lui sera d'aucune utilité.
Il est du devoir de chaque homme de se confesser chaque jour et de pleurer véritablement du fond du cœur. Le manque de Vidouy Devarim, associé aux paroles profanes et aux futilités au sein de la Yéchiva, peuvent, à Dieu ne plaise, entraîner de graves catastrophes. Lorsque l'on délaisse le travail intérieur pour s'occuper de l'extériorité, on perd la protection spirituelle.
Arrêter le soleil et verser des larmes
Nous devons prendre sur nous ce travail avec sacrifice de soi. Rabbenou a dit qu'il pouvait arrêter le soleil et la lune, comme il est dit :
"Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d'Ayalon !" (Josué 10, 12)
Ce secret est rapporté dans la Torah 1 du Likoutey Moharan. Nous devons ressentir que chaque jour peut être comme Yom Kippour. Arrêter la course de la vie, rester continuellement dans l'étude et la prière pendant de longues heures, et verser des larmes de techouva. Puisse-t-il nous être accordé de verser quelques larmes sincères de Vidouy, car c'est seulement ainsi que nous pourrons être sauvés de toutes les confusions et illusions de ce monde.
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